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Dave Matthews Band : De la jam session à la maîtrise musicale

Quel point commun entre Paul Simon, James Brown, Carlos Santana, et les Rolling Stones? A première vue, des vieux musiciens qui ont eu leur heure de gloire, certes. Mais en s’y penchant de plus près on voit ressortir un nom récurrent à leur cotés: Dave Matthews. Régisseur? Producteur? Attaché de presse? Pas du tout. En dépit de sa faible notoriété en France, il est chanteur et guitariste depuis 1991 de la bien nommée Dave Matthews Band. Outre Atlantique, la réputation du groupe n’est plus à faire : plus de 30 millions de disques vendus, plusieurs fois tête des ventes et deux récompenses aux Grammy’s à leur actif.

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L’histoire du groupe est relativement classique dans son schéma : un jeune guitariste barman se produit régulièrement dans son bar et sur des petites scènes locales à Charlottesville. Lassé de jouer seul ses compositions, il crée son propre groupe avec le saxophoniste de jazz Leroy Moore, le batteur Carter Beaufort et le bassiste Stefan Lessard. Après des débuts difficiles, le groupe sort son premier album en 1993, Remember Two Things, qui atteint des records pour un album indépendant. L’ascension commence : entre 1996 et 2010 ils seront nommés pas moins de 14 fois au Grammy Awards.

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A la première écoute, leur musique peut passer pour un fond sonore plutôt agréable, mais elle mérite de s’y pencher à deux fois, notamment pour le mélange des styles, véritable griffe du groupe. Chaque album allie à sa manière un rock énergique avec des envolées jazz aux cuivres, solos funk à la basse, des rythmes qui tendent vers le bluegrass et des passages scat au chant.

Tout ça est gentil mais n’est pas frappant d’originalité direz-vous. C’est vrai, si on oublie la technique incroyable de chaque membre su groupe, qui fait leur véritable force. Amis guitaristes, levez vous tôt pour reprendre leurs titres, particulièrement What would you say, pour ceux qui aiment le challenge. Plus que des auteurs, Dave Matthews Band est un groupe de performers, une Jam Band qu’il n’est pas rare de voir rallonger leurs morceaux d’une dizaine de minutes de solo de violon, de saxophone ou de guitare en concerts. C’est comme ça que All Along The Watchtower de Bob Dylan s’est trouvée agrémentée de 9 minutes instrumentales pendant un live à Central Park, devenu l’arrangement officiel de la chanson par le groupe jusqu’à hier soir encore au Zénith de Paris.

Plébiscite du public pour le 4ème passage du groupe en France seulement, depuis le début de leur carrière, qui a offert trois heures de concert non-stop entre énergie communicative et retenue maitrisée à la perfection.

Yvon Chagué

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