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OK Lou, valeur sûre

Marylou Mayniel a bien occupé ses vingt-deux années d’existence. Du violoncelle et du piano appris au conservatoire, elle est passée à la MAO en faisant un crochet remarqué par les Boys in Lilies. Quelques feat. sous le nom de Loumar et un duo (Faro) plus tard, elle sortait en 2014 Avril EP sous le nom d’OK Lou, entamant son parcours solo de la meilleure manière qui soit. C’est en tombant sur la liste des participants à l’édition 2015 de la Red Bull Academy que le Gorille a découvert ses sons froids, brumeux et envoûtants. Bien décidé à en savoir plus sur la talentueuse Lou, il l’a skypée une semaine avant son premier live au Trabendo.

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Tu t’investis dans énormément de projets, c’est des trucs que tu poursuis sur du long terme ou simplement des collaborations ponctuelles ?
Franchement, ça dépend toujours des collaborations et des projets, et ça dépend beaucoup des gens qui me demandent aussi. Là par exemple Boys in Lilies c’est un projet qui me prend pas mal de temps, je fais ça « dans la vraie vie », c’est pas un truc internet. Donc y a un temps de répétition, on fait des vrais concerts, alors que toutes les autres collabs ça peut être fait hyper rapidement. Ça peut être quelqu’un qui t’envoie un message « salut, j’ai besoin d’une voix pour faire tel truc ». T’es inspirée ou t‘es pas inspirée, mais si t’es inspirée ça peut être bouclé en une journée.

On peut dire qu’OK Lou est ton projet principal ?
C’est mon projet principal, dans le sens où y a que moi qui le gère, je suis avec personne. Dans la création en tout cas y a que moi, donc je ne peux être que la plus investie, il faut que je donne tout ce que j’ai si je veux mener à bien le projet. Je peux pas me permettre d’être qu’à moitié impliquée.

Tout ce qu’on peut voir sur ton Tumblr et ta chaîne Youtube, c’est en lien direct avec la musique que tu fais ?
C’est lié à la musique ouais, c’est toujours lié à la musique de toutes façons, mais c’est plus une nouvelle manière de diffuser un truc ultra personnel, ultra intimiste. Dans la musique que je fais, il y a le côté musique de chambre, pas au sens classique du terme, mais c’est vraiment de la musique que les gens ils font dans leur chambre en fait. Tous les mecs obscurs de Soundcloud c’est ça : t’es dans ton lit et tu fais un track. C’est ça l’univers un peu (je suis pas la seule à le faire) qui peut se retranscrire dans ce que je diffuse. Ca reflète un peu ma musique mais tu vois quand je mets des trucs comme ça, je suis vraiment pas dans un truc en mode « hey mon nouveau clip, mon nouvel objet ». En général je réfléchis pas trop quand je télécharge, quand je mets en ligne les trucs. C’est plus des petits moments que je partage.

[youtube www.youtube.com/watch?v=BhH-W-6Kt2k]

Tu as commencé le violoncelle très tôt, quelle place occupe-t-il aujourd’hui pour toi ?
En fait moi j’estime vraiment que le violoncelle j’ai une histoire avec lui, comme avec le piano, comme avec le chant choral, après ça reste juste des outils pour exprimer des trucs. Je ne les utilise pas dans ce que je fais maintenant juste parce que je suis attirée par d’autres sonorités. Je suis aussi dans un délire où je suis assez fascinée par tous les sons que je peux découvrir ou que je ne connais pas, et je pense que dans quelques années y a grave moyen que le son de l’ordinateur ne me plaise plus. Je pense que c’est juste une évolution. Donc en soi le violoncelle ça a été une phase de ma vie. Aujourd’hui je m’en sers plus parce que j’ai plus envie de le faire, ça me parle moins.

Pourtant tu l’avais lors de ta collaboration avec l’Espace 29, à Bordeaux.
Oui, je l’avais, c’est la preuve qu’il n’y a pas trop de règle. Là j’avais envie de l’utiliser, parce qu’on en avait parlé aussi avec mon collaborateur, on avait parlé de ce côté-là, et puis je sais pas ça fait quand même partie de ma life. Puis à ce moment j’ai dû être inspirée pour l’utiliser, donc je l’ai fait. Je me pose pas trop de questions en fait, en tout cas je me force pas à faire les choses. Y a plein de gens qui me disent « ouais, tu devrais de te servir de ceci, mettre du violoncelle dans tes tracks et tout », j’ai envie de leur dire « non, je le sens pas, je vais pas le faire sous prétexte que je sais le faire ». Il n’y a rien que je déteste plus. Et du coup ce que je retiens surtout de ma formation classique c’est pas tant les instruments que j’ai poussé un peu dans l’apprentissage, la technique et tout, mais c’est surtout plus dans les méthodes de travail. Une espèce de rigueur, qui est discutable dans ce milieu-là. Je suis pas en train de dire que c’est indispensable, pas du tout,  il y a plein de trucs à revoir dans le monde du classique, c’est assez affligeant, mais y a plein de bons côtés. Il faut les trouver quand même, j’ai pas envie d’avoir perdu dix ans [de conservatoire]. Mais, oui, de toutes façons dans ce que je fais en MAO y a forcément ma vibe classique qui s’exprime d’une manière ou d’une autre.

On t’a posé la question sur le violoncelle parce que la Red Bull Music Academy t’a présentée en disant que tu « déconstruisais le classique ».
En fait je pense qu’ils ont dit ça parce que j’ai fait un petit dessin. Les dossiers [de sélection pour la RBMA] qu’il faut que t’envoies ils sont trop cool, il y a dix-sept pages mais c’est que des questions où ils te demandent de faire des dessins, de faire des cartes de trucs, c’est hyper ludique, c’est trop bien fait. Et y a une question c’est « dessine nous comment tu te vois dans l’univers musical ». Ça veut rien dire, c’est hyper vaste, et moi j’avais essayé de coller à mon histoire perso, vraiment, j’avais dessiné une espèce de partition avec des vrais notes (des rondes, des noires et tout) qui se transforment en code midi, avec des petits carrés. Et je disais « bon voilà, j’ai l’impression que c’est ça qui se passe dans ma vie », puis je sais pas j’avais dû parler un peu de musique classique. Mais du coup je sais pas si je tente vraiment une déconstruction, je ne pense pas que ce soit vraiment ça en fait. C’est juste que je sens que tout l’aspect solfège et technique, forcément ça te crée des chemins dans la tête. Quand tu composes, t’as conscience des notes que t’utilises, des accords, des harmoniques que tu crées. Dans un sens c’est super, c’est un truc scientifique, mais je trouve ça aussi hyper emprisonnant parce que tu te permets pas des écarts, genre des espèces de lâcher-prise sur des procédés qui n’ont pas de sens pour quelqu’un qui vient du conservatoire… Je ressens quand je compose que je calcule beaucoup, et tous les artistes que je préfère sur Internet, ou même dans la vie, c’est ceux chez qui je sens qu’il y a cet espèce de détachement (qu’ils aient reçu l’apprentissage que j’ai reçu ou pas). Il y a une espèce de truc comme ça dans leur composition où tu sens que s’ils font des « erreurs », ils vont utiliser ces erreurs et les transformer, en faire quelque chose de beau.

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Malgré la grosse influence de l’éducation classique, tu utilises quand même des sons qui en sont extrêmement éloignés…
Non mais c’est pas tellement dans l’utilisation des sons, parce que là pour le coup je pense que mes parents ne m’ont pas non plus élevée qu’avec du Bach. J’ai quand même été très petite directement à kiffer les boums du lycée, et kiffer sur Garou et Lorie tu vois, donc pour les sons voilà, je me sens pas du tout bridée. C’est plutôt ma manière de composer, de sortir les choses, de lâcher prise. Au final, quand t’es au conservatoire, enfin moi c’est un truc qui m’a vraiment marquée, c’est que j’ai plutôt eu l’impression à certains moments on m’apprenait à être interprète, et pas juste moi en tant que personne.

Pourquoi avoir choisi d’utiliser massivement l’autotune ?
C’est un réel choix artistique, c’est une sonorité qui me plait. Et puis d’ailleurs je pense que, c’est vrai que cette utilisation est peut-être pas très courante, mais au final c’est quand même vraiment beaucoup utilisé, même si on s’en rend pas compte. C’est juste que moi je pousse le preset au max, et c’est ce qui m’intéresse en fait : l’autotune ça enlève tout le côté humain, ça rajoute une espèce de froideur à ta voix, je trouve ça hyper intéressant parce que moi, dans ma démarche et dans mes compositions, je suis allée automatiquement et facilement vers quelque chose de très chaleureux. Après il y a aussi un moment je pense, où depuis trois ans j’écoute quasiment que des artistes qui utilisent l’autotune, donc ça m’a forcément influencée, et c’est forcément une chose par laquelle je suis touchée. Je pourrais faire une liste d’artistes qui utilisent que ça, il y en a vraiment beaucoup. Et moi c’est limite si je l’entends plus, ça me choque tellement pas…

Comment en es-tu venue à essayer d’intégrer la Red Bull Music Academy ?
En fait j’ai rencontré un mec à Paris cette année, qui est beatmaker, super sympa, qui s’appelle Frensh Kyd, il fait du pur boulot, et il me soutient à mort, il aime beaucoup ce que je fais. Du coup depuis qu’il me connait il fait tout pour que ça roule pour moi, il veut trop m’aider tout le temps, et je l’aime trop. Moi je savais absolument pas que ça existait la Red Bull Music Academy, et en hiver il m’a dit « faut que tu remplisses ce dossier, je suis sûr que tu vas être prise, que tu vas être sélectionnée ». J’ai regardé le délire, et je me suis dit « waw, ça a l’air lourd de ouf ! ». J’avais vu tous les artistes qui étaient passés là-bas en conférence, et tous les artistes qui étaient passés là-bas en tant qu’élèves, des artistes que j’écoute aujourd’hui, dont je suis fan, et du coup je me disais « bon, je vais remplir le truc », parce qu’en plus le dossier était génial à remplir. Mais vraiment, j’avais pas d’attente. Du coup je l’ai rempli comme ça et je l’ai envoyé. Et ça a été vraiment une grosse surprise quand j’ai été sélectionnée. Il y a eu cinq mille candidatures, et soixante-et-un sélectionnés. Et j’ai vu qui il y avait, il y a même des gens que je connais. J’ai écouté un peu, et il y a vraiment de tout. C’est hyper éclectique, je trouve ça vachement bien.

Qu’est-ce que tu en attends ?
Je ne me fais pas trop d’attentes, parce que je préfère… Enfin si bien sûr j’ai des attentes de ouf, je me dis que ça va être incroyable, mais je préfère rester tranquille, parce que des fois tu te fais une idée d’un truc et en fait t’es déçue parce que tu t’es fait des films.  Mais par contre au niveau des rencontres, des contacts, même de l’expérience qu’on va vivre pendant deux semaines, on m’a raconté, ça a l’air assez intense au niveau du rythme, et je pense que c’est juste du gros délire en fait. C’est un peu la sensation que j’ai là, avant de le faire.

Parmi les participants, avec qui aimerais-tu bosser à la RBMA ? Toxe par exemple ?
Ouais, j’aimerais beaucoup travailler avec elle. Surtout qu’on est en contact vu qu’on fait partie du même groupe, dont elle est fondatrice sur Facebook, qui s’appelle « Sisters », qui est un groupement de nanas sur Internet. Le problème c’est qu’il y a deux sessions de trente élèves, elle est sur la première et moi sur la deuxième, donc on a un peu les boules. Mais bon même, si on se rencontre pas là–bas je pense qu’on aura l’occasion de travailler ensemble. Mais sinon il n’y a qu’elle que je connais vraiment, personnellement. Sinon il y a Suicideyear, c’est un beatmaker qui cartonne aux Etats Unis en ce moment, même partout, il a pas mal de visibilité déjà. Il y a Lontalius, c’est marrant, c’est un artiste que j’avais repéré genre y a au moins deux ans, j’avais téléchargé son truc déjà, c’était un petit gars et on va se retrouver là-bas. Lui c’est pareil, c’est une vague r’n’b triste, il remixe des trucs hyper chill.

Tu as déclaré que ce qui manquait à Paris sur le plan artistique, c’était la prise de risque. Est-ce que tu vois la RBMA comme un symptôme de renouvellement de la scène parisienne ?
Non, je ne pense pas. Je pense pas que ce soit Paris qui a demandé à Red bull de venir, mais c’est plutôt Red bull qui s’est dit « bon il faut qu’on fasse toutes les villes du monde, ça y est on va à Paris ». Bon ce qui est sûr c’est que du coup, il va y avoir une période au mois de novembre où être à Paris ça va être bien, parce qu’il y aura plein de concerts cools de gens qui viennent du quatre coins du monde, et qui ont plein de bonnes choses à présenter, et qui vont avoir l’occasion surtout de les jouer, et ça c’est cool.

Tu penses que tu vas rester en France ?
Non, j’aimerais vraiment changer, j’aimerais vraiment habiter à Londres en fait. Ou dans une ville d’Amérique du Nord. Je ne suis pas du tout en train de renier, ou de dénigrer, ou de critiquer ou quoi, mais voilà, je sens que ce qui peut se passer en France ça m’intéresse moins en fait. C’est un fait : quand je suis sur Internet je vais toujours voir ce qui se passe chez des artistes qui sont pas français, du coup je me dis que je vais peut-être bouger un jour, c’est tout. Parce que Internet c’est bien, mais à un moment donné faut sortir de chez soi quoi. Mais si je sors de chez moi j’ai envie d’aller à des soirées où je peux aussi avoir un vrai feeling et partager une vraie énergie, et faire partie d’un mouvement qui me correspond a fond, dans lequel je me sente comme sur Internet, où je sens que j’ai ma place. Avoir des réelles interactions, pas seulement sur Facebook et sur Soundcloud.

Ce mouvement, tu ne l’as pas trouvé en France ?
Alors ça commence à venir, mais c’est plutôt… Je sais pas, dans ce que peut t’offrir ta ville par exemple. En terme d’événementiel, en terme d‘ouverture sur le monde. Paris, je trouve ça un peu sec comparé à d’autres villes comme Berlin ou Londres, où t’as vraiment un milieu pour développer ton projet un peu sauvagement, ou pas d’ailleurs, mais ça participe à créer quelque chose qui bouillonne, une sous-culture qui ensuite fait naître plein de choses trop cool. On a besoin de ça, n’importe quelle société a besoin de ce truc-là. Et là on est à un stade en France (bon, j’associe Paris à la France, ce qui est pas forcément super, mais c’est juste parce que Paris c’est la plus grande ville et c’est là du coup où tu touches un peu de tout, c’est un peu un miroir du pays, je pense), mais on en arrive à un stade où par exemple à Paris y a un truc qui s’appelle « Berlinons Paris ». Et on est clairement à un stade où les gens qui kiffent la techno à Paris sont pas capables juste de proposer un truc, d’avoir leur propre identité, il faut qu’ils collent à Berlin. Je trouve ça un peu dommage, c’est ça qui me saoule en fait.

Quelles sont les prochaines étapes pour toi ?
Vendredi je jouerai au Trabendo, mais je suis hyper stressée. Ça devrait être en live complet mais je sais pas trop comment je vais faire encore. Je pense que ça va pas durer très très longtemps, ça va être assez rapide et efficace, mais ça va pas durer une heure, ça c’est sûr.
Après J’ai pas mal de trucs sur le feu là. Je vais parler que de Lou du coup, mais il faut que je sorte… Déjà y a le projet d’un clip pour 2206 que je vais réaliser avec le mec qui a fait Tourbillon avec AlKpote, c’est un super réalisateur parisien, il s’appelle Kevin El-Amrani. Donc y a ça à faire, on va essayer de le tourner cet été. J’ai plein de tracks que je suis en train de travailler depuis des mois et des mois, il faut que je le sorte un jour mais je sais pas les mixer donc je vais me bouger un peu le cul pour finir ça. Je vais sortir une mixtape en fait, et je me suis rendue compte qu’il fallait que le son soit bien, et pour qu’un son soit bien je mets vraiment des semaines à le travailler, donc pour l’instant je sais pas trop, mes plans ont un peu changé ces dernières semaines vu la vitesse à laquelle j’avance. Donc voilà il y a plein de nouveaux morceaux qui sont presque finis, mais pas encore.
Y a ça, et aussi suite à l’exposition à l’espace 29 y a aussi une mixtape à dropper qui regroupe un peu tous les sons que j’ai pu utiliser, que les gens ont pu entendre (ceux qui sont allés à l’exposition), je suis en train de monter un petit objet sonore qui regroupe un peu tout ça, et dans le même projet on a aussi un ou plusieurs clips à sortir avec les vidéos qu’on a tourné là-bas avec mon collaborateur, et voilà.

Tu nous parles de ta performance à l’Espace 29, est-ce qu’aller vers performances à la Ikeda, mêlant visuel et musique, t’intéresserait ?
Ah oui, ce serait mon rêve en fait de faire ça. C’est clair que des vidéos comme celle de Riojy Ikeda que j’ai pu diffuser, ça c’est vraiment un truc de ouf. C’est vraiment des projets que je trouve super, des concepts vraiment, des spectacles de A à Z qui te mettent dans une ambiance. Y a tout quoi, tous tes sens sont sollicités, et c’est trop bien. Ça me fascine. Après, Riojy Ikeda avant de faire ça je pense que son son il l’a bien mâchouillé. J’ai pas trop envie de mettre la charrue avant les bœufs, pour l’instant j’ai encore plein de choses à apprendre et à perfectionner dans ma discipline principale. Donc voilà, pour l’instant je me contente de ça.

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Quel serait pour toi le parcours idéal ?
Il y a plein de modèles de vie qui me font rêver. Ils sont forcément tous liés à l’art, parce qu’il y a que ça qui m’intéresse, mais je pense que mon rêve pour les années futures, pour quand j’aurai cinquante balais, il est vraiment indissociable de mon épanouissement et mon accomplissement. Je pense que j’aurai vraiment atteint mes objectifs le jour où je serai fière de ce que je fais. Je suis pas du tout en train de dire que je trouve que ce que je fais c’est de la merde, mais à un moment dans ta carrière d’artiste, ou dans ta carrière de n’importe quoi même, que tu sois chef d’entreprise ou quoi, il y a un moment donné où tu fais les choses et tu sais pourquoi tu les fais, et tu sens à quel point ça a du sens dans ta tête. Je sais pas trop comment dire ça mais… Je pense que, quelque soit le contexte dans lequel je pourrais faire ce que j’ai envie de faire, même si je me reconvertis en garagiste, il y a un moment donné où je voudrais arriver à ce stade. Et je pense que ça arrive pas inévitablement d’ailleurs dans l’histoire d’une vie, mais j’espère que ça va m’arriver, de me sentir en phase avec mes choix. Voilà, biff ou pas biff.

Cela dit, c’est quand même la musique qui t’intéresse le plus…
Pour l’instant c’est la musique. Après je vais pas parler à la place de la Lou de 2025, si ça se trouve je te dis, tout peut arriver. La musique là c’est tout pour moi, clairement, depuis des années, donc je vois pas pourquoi ça changerait. Mais si ça change, y a pas de souci, c’est la vie.

Propos recueillis par Romain Vindevoghel et Ivan Piccon

 Ok Lou sera vendredi 17 juillet en concert au Trabendo et son nom bientôt sur toutes les lèvres.
Ecoutez-la
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