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Fyfe au Silencio – Live Report

Cette soirée débute sur un malentendu.

Mercredi 14 janvier, le Gorille est sorti de sa taverne pour se diriger Rue Montmartre afin d’assister au concert privé de Fyfe.

Le malentendu arrive quand on s’installe dans la salle, les discussions s’effacent pour laisser la parole à deux intervenants qui viennent présenter deux expositions intégrées à la Fête du Graphisme. On nous parle de presse alternative et d’Underground, alors quoi de mieux que de parler du projet sous terre, dans l’antre privée et le circuit fermé du club imaginé par David Lynch ?

Si le sujet vous intéresse, on vous invite à checker du côté de la Fête du Graphisme, il s’agit des expos « We Love Books ! A World Tour in Paris » et « Ailleurs. Les Alliances Française s’affichent. »

Et si vraiment t’es fan de cultures alternatives, alors pourquoi tu ne participerais pas au projet Cultivation d’Hors les Murs ?!

Et puis les micros se taisent, le noir se réinstalle et le rideau feutré s’écarte pour révéler une scène épurée, et dépouillée.

Fyfe s’avance, Stratocaster à la main, Launchpad à disposition. Conversations résonne dans le club, et Fyfe est alors rejoint par son batteur.

Comme souvent, le passage au Silencio sert de test à un artiste. Un showcase qui, comme son nom l’indique, met en scène le musicien auprès d’un public d’influenceurs – membership oblige.

Si on en croit le couple avec qui on a discuté avant le début du set, la majorité du public semble découvrir le Londonien Paul Dixon qui se cache timidement derrière Fyfe. Mais le savant mélange de « pop baroque à la rencontre du hip hop », comme le décrit Fyfe lui-même, fait recette sur un public qui semble conquis. Son premier EP éponyme est donc (re)présenté. Bonne nouvelle puisqu’on retrouvera ces six titres oniriques sur Control, premier album à paraître en mars. Les singles Holding On, For You et St Tropez s’enchaînent. Et à l’image de l’ambiance, la lumière se réchauffe à mesure que le show avance. Aux lumières d’un bleu froid, se succèdent une aura ultraviolette, puis des teintes orangées avant de finir dans des tons à faire rougir Betty Elms.

Fyfe, grand fan de hip hop des années 2000, nous glisse une cover réappropriée de Through the Wire, issus du premier album de Kanye West. Aux samples de la voix du emcee s’enchevêtre la douce voix de Fyfe, et ces beats toujours très aériens. C’est la première fois qu’il teste la chanson devant un public, plutôt concluant.

Solace clôture le show, le Gorille a vu des lèvres récités les paroles et des corps bougés en rythme. De bon augure pour la suite…

[youtube www.youtube.com/watch?v=Sj0ztgsM_n0]

Noémie

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