Chroniques

Bosco Delrey, The Green Tiger’s Alibi

En bref :
Le Gorille rebrousse chemin, se raccroche à des lianes usées, évite les peaux de bananes jetées à l’aller et vous présente le deuxième album de Bosco Delrey – The Green Tiger’s Alibi ! Un p’tit condensé rock qui vaut le détour.

Date de sortie :
Avril 2014

Dans la Jungle, cet album comporterait 2 tracks :

  • Serpent Slap Kiss
  • Exquisite Libs

L’équation :
Les classiques de la pop music + Synthétiseurs & autres instrus électroniques + Créativité & mélomanie = Un genre revisité et mis au goût du jour sur un album condensé et efficace.

Quand ?
Bosco Delrey ne dit pas son âge. Et au fond, peu importe… Car la musique qu’il joue n’en n’a pas. Elle est intemporelle, surtout quand elle est remise au goût du jour avec créativité et finesse. On a déjà pu le constater lorsque l’artiste publia son premier album – Everybody Wah – sur le label Mad Decent (Philadelphie) en novembre 2011. Malgré un échec commercial cuisant, Bosco Delrey réjouit la critique et séduit une partie du milieu artistique hollywoodien. A cet égard, il est appelé par la production de True Blood, en 2012, pour reprendre une chanson accompagnant l’épisode cinquante de la série. Plus prometteur encore, le réalisateur Terrence Malick lui propose, quelque peu après, de participer à la bande originale de son prochain film, Knight of Cups (sortie prévue en 2015). Bosco vivote de quelques projets comme ceux-là, auxquels s’ajoutent les festivals et concerts. Mais le jeune n’attire pas encore les foules. Et ce malgré un deuxième album – The Green Tiger’s Alibi – sorti sur le label Belleville, d’excellente facture. Le Gorille tape du poing !

Pourquoi ?
Dans son deuxième opus, Bosco Delrey propose un condensé rock de 38 minutes, sur douze titres. Le plus frappant, mais aussi le plus remarquable, c’est le nombre d’influences qui s’entremêlent dans les morceaux. C’est le cas de Skippin Like a 45, où le son de guitare est celui des Shadows, tandis que la base rythmique pastiche les Stray Cats. Plus étonnant, les morceaux Serpent Lap Kiss et Exquisite Libs, dont les rythmes saccadés empruntent beaucoup à l’univers du rap et du hip-hop. Bosco Delrey fait aussi dans la pop music façon Beatles avec Lye on the L.I.E. et réinvestit les sonorités Glam avec I Wonder So. On retrouve même la New wave des années 80 dans Me I’m Gonna Leave Me, notamment lors du refrain. Bref, de vous très nombreuses influences se croisent (les exemples données précédemment ne sont pas exhaustifs) ! Et pourtant, l’album conserve une unité stylistique impressionnante. La voix du chanteur, le timbre sec, éraillé et parfois électrique, reconnaissable entre mille, y est pour beaucoup. Mais il y a aussi la basse qui, avec un son lourd et puissant, inspirée des rythmes soutenus du Rockabilly, donne corps à l’ensemble de l’album. Enfin, les nombreux jeux de claviers, synthés et vocodeurs, entremêlés à des riffs de guitare aigus et limpides, témoignent d’un talent de mélodistes assez rare et donnent toute sa lisibilité à cette œuvre. Vous l’aurez compris, lâchez la plume, mettez le casque et explorez la jungle musicale de Bosco Delrey.

Elliot Latil

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