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Maxis du mois – Novembre 2014

Payfone – Paradise (Golf Channel)

payfone

La place réservée aux disques Golf Channel dans ma discothèque s’élargit à vue d’œil. Il faut dire que si leurs sorties se succèdent à un rythme soutenu, elles sont (presque) toutes de très grande qualité. Paradise est un des trois maxis que le label a sorti en novembre, c’est le deuxième EP du DJ londonien Phil Passera et le premier à sortir sur Golf Channel.

Je ne parlerai pas de la première face et de ses vocaux qui viennent complètement gâcher le morceau. Par contre, Mice Life, le premier titre de la face B est un superbe morceau de funk minimaliste. Une rythmique simple et efficace, des nappes discrètes et une ligne de synthé entêtante suffisent à en faire un morceau d’une élégance déconcertante qui ne déplairait pas à Metro Area. Le dernier titre, Subcoinscient Lamentation, est sans doute l’un des seuls morceaux d’acid jazz de 2014, et il est excellent.


O B Ignitt – Let Me Tell You (Obonit)

ob ignitt

OB Ignitt est un homme de l’ombre. Producteur depuis 1992, on peut voir son nom sur des disques de jazz, de gospel, de R&B, d’EDM… Il aura cependant fallu attendre 2012 et la sortie de son premier maxi, Oh Jabba, sur FXHE, le label d’Omar-S  pour que l’on entende parler d’OB Ignitt.

Le début du premier morceau – My Last Reese Cup – avec son sample vocal saccadé et son kick ultra compressé laisse envisager qu’OB Ignitt a lui aussi décidé de surfer sur la vague revival ghetto house. Heureusement, ce n’est qu’une fausse piste. Le sample disparaît vite au profit d’une ligne de basse moite. On entend le souffle haletant d’un homme, des synthés vicelards et des charleys qui sentent le foutre. My Last Reese Cup  est une gigantesque bombe house qui peut transformer n’importe quelle salle des fêtes en darkroom grouillante.

L’autre face est un remix de Let It Do What It Does signé Omar-S et c’est tout simplement la meilleure chose qu’ait fait Omar-S ces deux dernières années. Le don de Detroit noie le morceau d’OB Ignitt sous une avalanche de solos de piano et en tire un morceau de house complètement euphorique.


Fizzy Veins – World Of Echo’s Vol.1 (Worldwide Echo)

fizzy veins

Après un premier maxi d’edits bizarres sorti en juillet dernier, R=A, le mystérieux Fizzy Veins revient avec un second 12’’ faussement ensoleillé.

Whole New Ball Game, la première face du maxi est un edit de The Goodbye Look de Donald Fagen. Fizzy Veins tire de l’intro du morceau de Fagen une boucle caribéenne qui, à force de se répéter, parvient à nous mettre mal à l’aise. Sur la face B, Fizzy Veins continue de jouer avec cette étrange ambiance tropicale. Sur Plankton Love, des samples d’animaux de la jungle viennent se mêler aux boucles de marimbas. Le maxi se termine avec Landscape Gardener, un morceau de dub post-punk, entre Tom Tom Club et Adrian Sherwood.

Le maxi de Fizzy Veins est pareil à un paysage d’Amérique du Sud : superbe de loin mais recelant de pièges pour ceux qui s’en approchent de trop près.


PAM

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