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Rock or Bust : Un succès d’estime ?

Le groupe de heavy rock’n’roll australo-britannique ACDC qui avait secoué nos aînés, reparaît avec un album signature, un format tout droit sorti des années 70 dans la continuité du succès mondial Black Ice de 2008. Un titre provoquant, qui ne laisse de place à aucune équivoque :  Rock or Bust.

Du bruit, de la fureur, des larmes, un genre très incisif comme le décrit Jérome Alberola dans son anthologie du hard rock auquel on refuse l’appellation heavy metal du fait des sonorités blues très reconnaissables dans les morceaux. Les grandes absentes de ce dernier opus.

La collection de onze morceaux globalement courts allant de 2:47 pour l’acrobatique Rock the House jusqu’à 3:41 pour Emission Controle classique du hard rock, dévoile un son Marchall et une voix grinçante inchangés tantôt accompagnés de chœurs volubiles dans Play Ball, dont le premier couplet n’est pas sans évoquer Highway to Hell, tantôt libres dans Sweet Candy.

En somme, des compositions, des palettes d’accords bien connues qui conservent leur orientation initiale et ce, malgré l’extrême labilité des productions musicales actuelles et le pointillisme de la chaire mélomaniaque attachée à la musique électronique et ses variantes. Des rythmes qui s’engendrent et prennent le risque de l’obsolescence programmée.

[youtube www.youtube.com/watch?v=_NdHySPJr8I]

L’album s’ouvre sur une fausse alternative, Rock or Bust,  à prendre ou à laisser. Les guitares saturées, le rythme binaire, on les aime ou on les quitte. Une musique qui finalement assume son coté passéiste et autocentré.

Une circularité qui porte toutefois ses limites. Un succès d’estime ? Un album pour initiés ?

Miss Adventure dévoile des incarnations répétitives agitées presque cacophoniques rendant l’écoute infernale à moins d’avoir la patience de l’initié. Qui tranche, notamment, avec Rock The House, un morceau virtuose, tristement expéditif ou avec Dogs of War où le rythme est plus marqué et les sonorités plus homogènes.

En démonstration permanente de l’efficacité des riff et des rythmes connus, ACDC réalise un album irrévérencieux qui nous montre l’intemporalité du rock’n’roll en le surimposant à la mode et à la modernité.

 

 

Johana Bolender

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