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Live Report : Inrocks

Le Gorille est allé se trémousser dans l’antre de la Cigale les 13 et 15 novembre pour les Inrocks Philips.

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Tout commence le jeudi 13 novembre, Le Gorille emprunte la ligne 3 à la sortie du CELSA pour arriver à 18h pétantes à la Cigale. La salle est encore très peu remplie, sortie de boulot oblige. Qu’importe, Seinabo Sey m’accueille derrière les emblématiques portes au cuir rouge capitonné. Elle pose un peu timide devant l’objectif. Son set de sept morceaux est à son image, calme et réservé. Pour son premier concert dans la ville lumière, Seinabo Sey marque par son statisme mais brille par sa voix. La salle frémit d’arrivée, et la faune est encore très dissipée, mais Seinabo Sey capte l’attention de quelques espèces qui frémissent devant les puissant Hard Time ou Younger. C’est également l’occasion de découvrir des titres que l’on retrouvera sûrement sur le premier album de la Suédoise (Words ou Poetic).

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Après une pause bière, des bruits animaliers résonnent dans la salle, de quoi se sentir comme à la maison dans la jungle de Zaba. Glass Animals émerge alors de la pénombre sur fond de Psylla. Jouant sur les contrastes avec le set précédent, Glass Animals se veut aussi chatoyant que Seinabo Sey était sobre, et Dave Baley gesticule presque qu’autant que Seinabo Sey était statique. Le chanteur et frontman est à l’aise, et évolue en chaussettes sur la scène. On aura droit à un Toes sur la pointe des pieds. L’atmosphère est électrique, les morceaux d’autant plus hypnotisant en live qu’en version studio.

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Puis viens l’homme que l’ensemble de la salle (ou presque) semble attendre : Chet Faker. A peine eut-il traversé la scène, gratifié la salle d’un signe de main, que le public lui réserve une ovation. Cette fois l’ambiance est tamisée quand Blush se fraye un chemin dans une Cigale silencieuse. Les derniers réfractaires semblent être tombés sous le charme du messie australien, rejoint par ses apôtres le temps d’un morceau. C’est donc toute basse et batterie dehors que résonne Cigarette and Loneliness. La salle est conquise, en osmose avec Chet Faker sur No Diggidy ou Drop de Game, et l’amour se fait ressentir sur Gold. Certains en ressortiront frustrés par ce set bien trop court où de vieux morceaux manquaient à l’appel selon ma voisine dégoûté de l’absence de I’m Into You.

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Sur ces entre-fêtes Le Gorille a délaissé les Shoes pour rejoindre l’afterwork de Com’ Together, organisé non loin. Mais la Cigale toujours très bavarde nous a fait savoir que ces chaussures n’ont pas très bien marché ce soir… Il parait que le public, venu pour l’electro-pop de The Shoes, s’est trouvé écrasé sous les basses et l’orientation techno du prochain album du duo Rémois. A suivre en 2015 donc…

Le samedi s’ouvre sur les lauréats du concours Sosh x Les Inrocks : Feu ! Chatterton. La langue de Molière est à l’honneur et les dandys réinvestissent Paris. On appréciera la capacité du groupe à trouver de la poésie dans le quotidien pourtant banal (Côte Concorde, La Mort dans la Pinède), et sa capacité à nous faire swinguer sur La Malinche. Toutefois, on verse parfois dans la caricature.

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The Acid prend place sous les beats éthérés de Thumbing Light. Le mystère s’installe autour du super groupe mené par Ry X. Le baromètre du hype (ou du fashion faux-pas, c’est selon) explosera ce soir là. Qu’on se le dise 90’s are back et Ry X l’a bien compris, coiffé d’une casquette de base-ball sur man-bun et vêtu d’un bomber vert satiné, de chaussettes hautes et de runners type New Balance. Vous avez dit cliché ? Heureusement le reste du groupe est plus low profile et les visuels sont plus… sobres. La musique est un doux mélange d’électro, teinté de folk et de beats plus orientés club. D’ailleurs, le groupe fait un peu figure d’OVNI dans le line-up de ce soir. Les quelques raveurs  aurait sans doute aimé voir le groupe programmé plus tard dans la soirée.

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Nick Mulvey succède alors difficilement à The Acid avec sa folk tout en douceur. Si l’anglais est indéniablement un musicien de talent, le charme opère difficilement dans la salle – pas tant à cause de lui, que du public qui se montre plutôt irrespectueux.  On profitera difficilement de ce joli moment où les discussions couvrent celle de Nick…

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Asgeir aura beaucoup plus de succès auprès d’une foule venue en grande partie pour lui. Le charme nordique opère et Asgeir oscille entre interprétation en anglais et en islandais, nous rappelant encore que cette langue est follement chantante. Dommage qu’il soit si peu loquace entre les morceaux… Mais la faune de ce soir ne lui en tiendra pas rigueur puisqu’un torrent d’applaudissement déferle à suite à l’enchaînement Kings & Cross et Torrent.

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Baxter Dury prend le relais, passablement bourré/défoncé (ou les deux ?). L’anglais fait preuve d’une nonchalance presque clichée, mais son live est rodé et la salle comblée. Ca bouge, ça danse et il pleut des médiators.

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Le Gorille filera à l’anglaise avant la fin du set.

Noémie
Crédits photos : Valentin Chemineau

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