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Swinging at the Top (feat Télépopmusik and others)

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     Le 29 Octobre dernier, je suis allée swinguer au Yoyo, le club du Palais de Tokyo à l’occasion de la soirée Grolsch « Swing at the top » : Entrée façon bunker, queue infinie, dédales amiantés et savamment graffés et au bout … une sorte de salle de cinéma où l’excellent Yan Wagner déjà sur scène. L’événement se veut mondain plutôt que d’être un véritable concert, on se retrouve donc à réfréner l’envie de laisser ses hanches se délier pour se contenter de dodelidanser.

Puis arrive la raison n°1 de ma présence en ces lieux : Télépopmusik.

Excitation maximale lors de la mise en place, ils ont mis un micro supplémentaire, plus qu’un mix il va s’agir d’un live. Le son du thérémine (l’un des premiers instruments de musique éléctronique) signe les premières notes de « Love Can Damage Your Health » et d’un coup, grotesquement sublime, Tim Burtonienne à souhait, drapée dans un grand kimono noir assorti à la lourdeur de son maquillage dégoulinant : Angela McCluskey.

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Instant émotion, le voile de sa voix de petite fille des ghettos noirs-américains est porté par les samples et les instruments des 2 membres de Télépop, les morceaux faisant partie de mon panthéon perso s’enchaînent, les mondains cessent leurs mondanités et tout le monde écoute. Ça ne se danse pas tant que ça, ça se savoure. La scène est partagée entre Lady Angela et Betty Black qui alternent les chansons. Deux styles, deux voix, mon choix est fait depuis à peu près 2001. Après une parenthèse enchantée d’une petite heure, Télépopmusik nous quitte sur leur tube le plus connu : Breathe

Just the time to breathe et changement d’ambiance avec Etienne de Crécy, Pierre-Michel Levallois et Alex Gopher, mythique trio de la French Touch formant l’entité SuperDiscount. Là, ça danse, c’est fait pour ça. Beats hyper efficaces, rien à redire, un bon moment ! Mais le live et le mix sont tout simplement incomparables, chacun a ses propres qualités.

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Au bout d’une bonne heure de mix vient le tour de Peter Hook. Bassiste du mythique Joy Division puis de New Order, j’en attends beaucoup. Plus dure fut la chute ! Une sorte de mix entre Will.I.Am depuis qu’il a vendu son âme à Britney Spears et de Jean Roch à St Tropez. Plutôt que de me gâcher les merveilles que mes oreilles ont emmagasinées, je fais le choix de partir, tant pis pour la team des Dj’s de la Concrete, et le reste des réjouissances.
Une dernière Grolsch (le sponsor de la soirée) pour la route, et malgré le vomi auditif qui s’écoule des enceintes, c’est bien la trace de Télépopmusik que je garde avant tout, niaisement émerveillée par la grâce du moment passé.

Joséphine l’Ornythorinque

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